La Fédération de la Vente Directe (FVD) a participé à la matinée de l’influence responsable organisée par l’ARPP, l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité, son partenaire institutionnel. Deux études y ont été présentées. Leur enseignement commun : les créateurs de contenu sont de plus en plus transparents sur leurs partenariats commerciaux, et cette transparence va de pair avec de meilleurs résultats. Recommander un produit sur les réseaux sociaux est devenu un geste courant, et la vente directe n’y échappe pas. Encore faut-il que le public sache quand une recommandation est une publicité. C’est tout l’enjeu de l’influence responsable, et la raison pour laquelle la FVD suit ces travaux de près.
Observatoire de l’Influence Responsable 2026 : la transparence gagne du terrain
Le taux de manquement aux règles de transparence recule nettement en un an. Chez les créateurs non certifiés, il passe de 39 % en 2025 à 18 % en 2026. Chez les créateurs titulaires du Certificat de l’Influence Responsable, il passe de 13 % à 10 %.
L’ARPP invite à lire ces chiffres comme une tendance, car le périmètre étudié n’est pas le même d’une année à l’autre. Le mouvement d’ensemble est toutefois clair : la transparence s’améliore.
Une méthode désormais sectorielle
L’ARPP n’analyse plus un échantillon généraliste. Elle procède par cycles de deux mois, chacun consacré à un secteur. Au total, 23 600 contenus ciblés ont été passés en revue avec Reech, plateforme française de marketing d’influence.
Chaque secteur dispose de son propre modèle de détection par intelligence artificielle, qui intègre les règles de l’ARPP. Tout contenu jugé suspect est ensuite vérifié par un expert humain.
Des écarts marqués selon les secteurs
Dans tous les secteurs étudiés, les créateurs certifiés sont plus transparents que les autres.
| Secteur | Taux de manquement, créateurs certifiés | Taux de manquement, créateurs non certifiés |
|---|---|---|
| Beauté | 9 % | 14 % |
| Alimentaire | 14 % | 20 % |
